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Massacre à la tronçonneuse : le commencement

The Texas Chainsaw Massacre: The Beginning

Cote (sur 5): 3

Avait-on vraiment besoin d’un autre film (le cinquième) dans la saga de Leatherface, le tueur à la tronçonneuse? Surtout réalisé par le gars qui nous a donné l’exécrable Darkness Falls? La réponse est bien évidemment non. Mais les recettes de Texas Chainsaw Massacre (le remake de 2003 j’entends) en ont décidé autrement et le producteur Michael Bay a mis sur pied une suite sous forme des origines de la massacrante famille Hewitt. Il faut bien admettre que contre toute attente, le produit final s’avère probablement le film le plus sauvage de toute la série.

Massacre à la tronçonneuse : Le Commencement se concentre donc sur la période 1969, en pleine guerre du Vietnam, alors que ferme l’abattoir où travaille Thomas Hewitt, qui sera bientôt connu sous le sobriquet de Leatherface. Cet événement déclenchera la vraie nature de Hewitt et de son clan de dégénérés, nature dont tomberont victimes deux jeunes couples en route vers une base militaire.

Ne vous attendez pas à un traité psychologique profond ici. Les scénaristes David J. Schow et Sheldon Turner se contentent de lier les événements le plus rapidement possible sans donner trop d’explications sur les agissement de la famille Hewitt. Par contre, le réalisateur Jonathan Liebesman profite des occasions qui se présentent pour filmer Leatherface de la façon la plus iconique possible et ma foi, quelques frissons nous passent certainement en voyant l’énorme gaillard hanter d’un pas sûr les ruelles texanes, scie à la main.

Il va sans dire que malgré la présence imposante d’Andrew Bryniarski derrière le masque, le film appartient une fois de plus à l’impayable R. Lee Ermey, vétéran de Full Metal Jacket ainsi que du film précédant. Son personnage de shérif reste encore le plus vicieux, déjanté et oui, parfois, drôle. Pour ce qui est des jeunes, le couple principal composée de Jordana Brewster (Rapides et dangereux) et de Matthew Bomer inspire assez de sympathie pour que le film soit efficace.

Liebesman et son directeur photo respectent bien le style visuel établi par Marcus Nispel dans le film précédant. Ajoutons, sans avoir vu le troisième film de la série (qui mettait en vedette Renee Zellweger et Matthew McConaughey ), que celui-ci est probablement le plus sanglant et ouvertement explicite (bien plus que l’original, chose certaine). La dernière fois que le cinéma d’horreur a été aussi explicite qu’au cours des 18 derniers mois (avec les Hostel, Saw et cie.), c’était il y a 20 ans.

Brutal, nihiliste, politiquement incorrect et définitivement déplaisant, le film s'adresse uniquement à ceux qui apprécient leur violence sans filtre. Fait-il peur? Pas une seule seconde. On parle ici de brutalité, point final. Massacre à la tronçonneuse : Le commencement? Disons que si c’était plutôt la fin, personne ne serait très fâché.

par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise


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