Ma belle-mère est un monstre Affiche de film

Ma belle-mère est un monstre

Monster-in-Law

  • Date de sortie: vendredi 13 mai 2005
  • Genre: Comédie

  • Réalisateur: Robert Luketic
  • Producteur: Chris Bender, J.C. Spink, Julio Caro, Paula Weinstein
  • Scénario: Anya Kochoff, Richard LaGravenese
  • Studio: Alliance Films
  • Durée: 1h 35m
  • Site officiel: www.monsterinlaw.com
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Critique

C’est probablement en voyant Diane Keaton faire un retour au grand écran avec l’agréable Quelque chose d’inattendu/Something’s Gotta Give que Jane Fonda a décidé de faire son propre retour, après 15 ans d’absence. Vu le résultat final, on aurait pu attendre quelques années encore. Disons… une centaine?

Charlie Honeywell (Lopez) finit par rencontrer l’homme parfait, un médecin du nom de Kevin (Vartan). Leur relation progresse rapidement et arrive bientôt le temps de rencontrer la mère de Kevin (Fonda), une ex-journaliste télé à la Barbara Walters qui a récemment fait une dépression nerveuse. Petit hic : la belle-maman n’aime pas la nouvelle compagne de son fils et décide de tout faire pour les séparer.

Vu de l’extérieur, on a peine à comprendre comment l’actrice qui a montré autant de promesse dans Out of Sight peut être tombée depuis dans la facilité, superficialité et prévisibilité comme Lopez l’a fait depuis. Peut-être que le scénario de Monster-in-law contenait du mordant au départ (la présence de Richard Lagravenese au générique permet de le croire) mais si c’était le cas, tout mordant a été siphonné depuis. L’ensemble n’est qu’une opération marketing crasse ayant deux buts : faire vendre des livres à Jane Fonda et réparer un peu des dommages que la désastreuse vie personnelle de Lopez a causés à sa carrière.

De toute évidence, un critique dans la trentaine n’est absolument pas le public cible de ce film, réalisé par Robert Luketic (Legally Blonde). Néanmoins, même avec des attentes réduites, le résultat déçoit. La poignée de rires qu’on y retrouve n’excuse pas la performance hystérique de Fonda, ni le manque total d’effort de Lopez pour s’élever au-dessus du « cute ». Quant à Vartan, on éprouve de la sympathie pour le garçon, pratiquement invisible à travers les méandres sirupeux du scénario.

Et parlons-en du scénario : totalement dérivé de films comme La belle-famille et Méchant malade/Anger Management, qui sans être des chef-d’œuvres du cinéma sont tous meilleurs que cette tonne de clichés. Tout y est : le voisin homosexuel, l’assistante Afro-américaine qui ponctue chaque séquence d’une petit blague facile, le beau garçon Blanc, riche et sans problème.

Le potentiel y était pourtant : un peu de méchanceté pointe ici et là, laissant espérer une direction un peu plus originale ou efficace. Autre attente déçue. On retombe immédiatement dans le convenu, jusqu’à la finale braillarde. Monster-in-law offre quelques rires éparses, une actrice qui a connu des temps meilleurs et qui serait capable d’un vrai retour dans le bon véhicule. Outre cela, cette comédie puérile n’offre absolument rien qui n’ait été mieux fait avant.

par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise

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