La mariée cadavérique Affiche de film

La mariée cadavérique

Tim Burton's Corpse Bride

  • Date de sortie: vendredi 23 septembre 2005
  • Genre: Comédie

  • Réalisateur: Michael Johnson, Tim Burton
  • Producteur: Allison Abbate, Tim Burton
  • Scénario: Caroline Thompson, Pamela Pettler
  • Studio: Warner Bros. Pictures
  • Durée: 1h 16m
  • Site officiel: corpsebridemovie.warnerbros.com
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Critique

À peine deux mois se sont écoulés entre la sortie de Charlie et la chocolaterie (une des belles surprises de l’été) et le Tim Burton nouveau, j’ai nommé La Mariée cadavérique. Alors que Charlie dérivait de façon marquée du monde habituel de Burton, ce nouveau film animé plonge corps et âme dans l’univers « burtonesque » du morbide innocent.

Victor Van Dort va se marier dans quelques minutes… avec une jeune femme qu’il n’a jamais rencontrée. Heureusement pour lui, quelques secondes avec Victoria, sa dulcinée « pré-arrangée », suffisent pour devinez qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Seulement, le pauvre n’arrive pas à compléter ses voeux de mariage et quitte la pratique, honteux, avant de s’enfuir dans les bois. Répétant ses voeux afin de finalement les connaître par coeur, il glisse la bague à une branche d’arbre, qui s’avère en fait être la main d’Emily, jeune femme assassinée le jour de son mariage par un sinistre étranger…

Donc, comme je le mentionnais, La mariée cadavérique s’insère purement dans le monde de Tim Burton et s’avère donc un peu convenu. La touche du cinéaste est présente partout, malgré le fait qu’il n’ait ni écrit le film (c’est plutôt son collaborateur John August) ni vraiment réalisé (c’est en fait Mike Johnson). Le monde des morts est rempli de couleurs, celui des vivants bien morne. Les vivants sont méfiants et méchants, les morts sont bons et sages etc.

Visuellement le film est irréprochable avec ses décors fabuleux et des personnages à l’allure distinctive et inoubliable (en particulier la mariée). Les techniques d’animation s’étant améliorées, l’action est d’une fluidité digne de l’ordinateur ou presque.

Le problème est que malgré la durée relativement courte du film (76 minutes), on le trouve un peu long. Premièrement parce que malgré tout, il ne s’y passe pas grand chose. Ensuite parce que les personnages sont esquissés à gros traits et manquent cruellement de folie, à l’exception du personnage-titre. Et finalement parce que notre allégeance est constamment tiraillée et sans véritable vilain, on ne sait plus trop à qui donner notre sympathie.

Le film comporte quelques chansons, évidemment de l’ami de toujours de Burton, Danny Elfman. Elles vont de l’ennuyant à l’amusant (spécialement le numéro des squelettes dans le bar racontant l’origine de la mariée cadavérique). Par contre on a vite cette vieille impression des films de Disney où les chansons viennent interrompre le flot du récit à intervalles réguliers. Au niveau des voix, Johnny Depp est fort discret mais Helena Bonham Carter se tire très bien d’affaire, tout comme Tracy Ullman dans une variété de personnages. Sans oublier l’inimitable Christopher Lee dans la peau d’un prêtre.

On sort de La Mariée cadavérique en ayant apprécié mais sans être véritablement transporté. L’univers gothique ne suffit pas tout à fait à maintenir l’intérêt, même avec une si petite durée. À voir donc pour cette belle mariée et pour les fanas de Burton.

par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise

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