Le Labyrinthe de Pan Affiche de film

Le Labyrinthe de Pan

Pan's Labyrinth

  • Date de sortie: vendredi 19 janvier 2007
  • Genre: Thriller

  • Réalisateur: Guillermo del Toro
  • Producteur: Alfonso Cuarón, Álvaro Augustin, Bertha Navarro, Frida Torresblanco
  • Scénario: Guillermo Del Toro
  • Studio: Odeon Films
  • Durée: 1h 52m
  • Site officiel: www.panslabyrinth.com
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Critique

Guillermo del Toro, le maître espagnol du fantastique, revient avec un conte pour adultes d’une noirceur écrasante et d’une triste magnificence. Suite thématique directe à l’extraordinaire L’Échine du diable/The Devil’s Backbone et au très bon Cronos, cette nouvelle fantaisie de del Toro ne convient absolument pas aux enfants, soyez-en avertis.

Espagne, 1944, à la fin de la guerre civile. Ogelia, une fillette à l’aube de l’adolescence, accompagne sa mère enceinte qui s’en va rejoindre son nouveau mari, un capitaine de l’armée de Franco, le capitaine Vidal. Cruel et sanguinaire, Vidal n’est obsédé que par deux choses : la naissance prochaine de son fils, au détriment de la santé de la mère, et combattre les rebelles qui se cachent dans la forêt. Tout comme la résistance s’installe face à cette Espagne fasciste, Ofelia résiste à son environnement en s’évadant dans un univers de fées et de monstres, où elle se découvre princesse d’un royaume souterrain, pour peu qu’elle complète trois épreuves.

Baigné de l’ambiance gothique post-Burton (comme cet arbre gigantesque qui renvoie à Sleepy Hollow), le film de del Toro bascule constamment entre l’ombre et la lumière, le féérique et le Mal, le vrai monde et le royaume souterrain. Le pari de dualité est réussi. Del Toro se permet d’aborder des thèmes aussi variés que la corruption du pouvoir, l’attirance du Mal vers l’innocence, le pouvoir des idées et de l’imagination et plus encore.

Le cinéaste garde l’intérêt peu importe le monde dans lequel on se trouve, grâce à son scénario mais aussi et surtout grâce au triumvirat de ses interprètes Ivana Baquero (Ofelia), Sergi Lopez (le capitaine Vidal) et Maribel Verdú (Mercedes) qui dominent le film de façon remarquable. Si vous aviez trouvé Lopez inquiétant dans Harry, un ami qui vous veut du bien, attendez de le voir ici! Le réalisateur retrouve aussi son copain Doug Jones (interprète de Abe Sapien dans Hellboy) pour incarner les créatures du monde de Pan.

Bien que le film représente une réussite indéniable, j’ai cependant préféré les orphelins de la guerre civile de L’Échine du diable/Devil’s Backbone. Ce dernier film surprenait plus alors que Pan renvoie directement à ce dernier et aussi à Heavenly Creatures de Peter Jackson. N’hésitez cependant pas à découvrir l’univers de Pan, qui promet de laisser sa marque sur vos émotions.

par Nicolas Lacroix
vu en version française

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