300 (v.f.) Affiche de film

300 (v.f.)

300

  • Date de sortie: vendredi 9 mars 2007
  • Genre: Action/aventure, drame, guerre

  • Réalisateur: Zack Snyder
  • Producteur: Bernie Goldmann, Gianni Nunnari, Jeffrey Silver, Mark Canton
  • Scénario: Zack Snyder, Kurt Johnstad, Michael B. Gordon
  • Studio: Warner Bros. Pictures
  • Durée: 1h 56m | Classification: 13+
  • Site officiel: 300themovie.warnerbros.com
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Critique

Frank Miller est un créateur de bandes dessinées musclées, macho à la rigueur, des bandes dessinées peuplées de « vrais hommes » et de « gonzesses », de violence et de sexe. On en a déjà tiré un grand film (Sin City) et en voici un autre, qui n’est pas grand au niveau des thèmes et du scénario mais certainement grand au niveau de spectacle visuel à grand déploiement.

300 raconte l’histoire du roi grec Léonidas et sa bataille ultime contre l’invasion perse aux Thermopyles. Léonidas et 300 gardes du corps firent face à une force de 250 000 hommes. Trahi par un des siens, Léonidas finit par succomber sous l’assaut, non sans avoir causé d’énormes pertes chez l’ennemi. Voilà pour l’histoire antique. Le film reprend essentiellement la trame historique, tout en y allant de certaines « libertés créatives » comme tout scénario hollywoodien.

Dès la première bande-annonce de ce film, on savait que son attrait principal serait son look visuel, le réalisateur Zack Snyder (L’Aube des morts) ayant utilisé la technique Sin City d’acteurs filmés en studio et de décors créées numériquement pour adapter les dessins de Miller. Le résultat renversant se situe au croisement de Miller, de Ridley Scott et des dessins de l’illustrateur Frank Frazetta. L’intensité des scènes de combats, l’invention visuelle et le surréalisme sanglant du film plairont sans aucun doute à son public cible.

Gerard Butler incarne Léonidas dans tout ce qu’il a de plus brute, simple et certainement charismatique. Si le rôle n’est qu’un archétype, Butler arrive à lui insuffler une certaine humanité malgré tout. Il est entouré d’acteurs qui, honnêtement, sont difficile à distinguer les uns des autres incluant la jolie Lena Headey dans le rôle de la reine Gorgo, ressemblant tout de même à toutes les reines de ce type de film. Les deux exceptions sont Rodrigo Santoro (Love Actually) dans le rôle du roi perse Xerxès, un homme à la sexualité floue qui ne cesse d’exiger qu’on « s’agenouille devant lui », et Dominic West dans le rôle d’un politicien véreux (ça remonte à loin semble-t-il).

Ce type de récit est bourré de lieux communs, de stéréotypes et de clichés. Si 300 n’y échappe pas vraiment, il a au moins le mérite de mettre de l’avant ses forces et non ses faiblesses, ce que d’autres films n’ont pas su faire avant (notamment les deux déceptions Gladiator et Troy). 300 représente tout ce que j’espérais que soient ces films ratés. Époustouflant, violent, inventif, 300 offre quelque chose de bien trop rare au cinéma : du jamais vu.

Par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise

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