Les 50 premiers rendez-vous Affiche de film

Les 50 premiers rendez-vous

50 First Dates

  • Date de sortie: vendredi 13 février 2004
  • Genre: Comédie

  • Réalisateur: Mauricio Valle, Peter Segal
  • Producteur: Jack Giarraputo, Joaquín Burgos, Nancy Juvonen, Rafael Munoz, Steve Golin
  • Site officiel: www.sonypictures.com/movies/50firstdates/
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Critique

Disons-le d’emblée : Les 50 premiers rendez-vous est un rare film d’Adam Sandler que votre blonde va préférer. Les habitués de Sandler, déjà décontenancés par Punch-Drunk Love, vont se retrouver avec bien peu à se mettre sous la dent avec ce nouveau film. Il ne faudra désormais plus parler de films d’Adam Sandler mais de films de son héritier, Rob Schneider. Sandler laisse en effet les gags les plus cons et les plus vulgaires à Schneider ainsi qu’à tous les personnages secondaires. Notre petit Adam lui se contente de jouer les bons gars amoureux pour plaire au plus de gens possible.

Les 50 premiers rendez-vous est un mélange des films Memento et Le jour de la marmotte réunissant Sandler et la partenaire de son film le mieux reçu , Le chanteur de noce. Il est Henry Roth, vétérinaire marin à Hawaii qui tombe les touristes et s’en débarrasse vite fait lorsqu’elles repartent au bout d’une semaine ou deux de vacances. Pas de tracas, plein de sexe. La vie idéale pour Roth, qui prépare depuis 10 ans un voyage en Arctique. Puis un matin il tombe sur Lucy, une jolie jeune femme avec qui il s’entend à merveille. C’est le début d’un coup de foudre pour Henry. Le matin suivant, il retrouve Lucy au même endroit mais elle ne se souvient absolument pas de lui. La pauvre souffre depuis un accident de voiture de troubles de la mémoire. Chaque jour à son levé, elle a oublié tout ce qui s’est passé depuis son accident. Henry tente donc par tous les moyens de forcer Lucy à retrouver la mémoire et à retomber en amour avec lui. Il est appuyé par le père et le frère de Lucy ainsi que par son ami Ula, un étrange hippie hawaiien.

Le film paraît un peu schizophrène à force de vouloir plaire à tout le monde. L’humour des 20 premières minutes fera plaisir aux inconditionnels de Happy Gilmore mais ceux-ci trouveront le temps bien long par la suite alors que le film, sans devenir un drame, se plonge plus directement dans le romantisme et les bons sentiments que dans la comédie. Plus fort encore, le film propose même un ou deux moments qui pourraient arriver à mouiller les yeux de certaines spectatrices un peu plus sensibles. Qui l’eut cru?

Sandler et le réalisateur Peter Segal tentent bien d’insérer ici et là des personnages typiques des films de Sandler, donc « colorés » et qui vont et viennent simplement pour lancer un gag. Mais généralement on ri peu, ce qui ne veut pas dire que le film est ennuyant. C’est seulement que Les 50 premiers rendez-vous vise plus que les simples blagues pipi caca et cherche à émouvoir et charmer. Le pari est pratiquement tenu, grâce à un Sandler plus adulte et plutôt faire-valoir, ainsi qu’à une Drew Barrymore parfaite pour le rôle de Lucy. Même la fin ne triche pas, ce qui est fabuleusement rare pour une comédie romantique. Pas hyper drôle donc mais hyper sympathique. Et vous pourrez y amener votre « blonde »!

par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise
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