Resident Evil: Apocalypse Affiche de film

Resident Evil: Apocalypse

Resident Evil: Apocalypse (v.f.)

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Critique

Après avoir réussi une des meilleures adaptations de jeu vidéo de l'histoire (la compétition n'était pas très forte quand même), Paul. W. S. Anderson cède sa place de réalisateur mais signe le scénario pour la suite de Resident Evil. Les événements débutent à peu près immédiatement après ceux du premier film, alors que Raccoon City est infectée par le Virus T et que ses citoyens passent majoritairement du côté des morts-vivants. Alice, une des deux protagonistes à survivre au premier film, s'aperçoit rapidement que Umbrella Corporation a fait des expériences sur elle et qu'elle n'est plus tout à fait la même…

Plus versé dans l'action et un peu moins dans l'horreur, Resident Evil: Apocalypse ressemble énormément, dans sa première moitié, au jeu vidéo. D'abord par l'addition de Jill Valentine, héroïne des jeux, à la galerie de personnages. Par la présence aussi d'officiers de S.T.A.R.S (Special Tactics and Rescue Services) qui parcourent malgré eux les rues de la ville dévastée à abattre les morts affamés. De plus, Anderson a inclus dans son scénario Nemesis, créature vedette d'un jeu de la série Resident Evil. Malheureusement la créature résiste mal au voyage du virtuel au grand écran, s'avérant plutôt ridicule.

Jill Valentine est incarnée par la (méconnaissable) Sienna Guillory (Love Actually) et a toute la profondeur… d'un personnage de jeu vidéo. Cela va de soi direz-vous, et force est de constater que oui. Gardant en tête qu'on parle d'un univers assez limité ici (faut pas s'attendre à du Shakespeare quoi), Resident Evil: Apocalypse remplit son mandat, sans toutefois être aussi efficace que son prédécesseur.

Rien de farouchement original bref mais quelques séquences frénétiques, sans compter la redoutable présence de Milla Jovovich, héroïne d'action autrement plus efficace que toutes les Lara Croft du monde, dans la peau d'Alice. Son personnage connaît un arc intéressant vers la fin de Resident Evil: Apocalypse et, dans un film de ce genre, c'est déjà beau que qui que ce soit connaisse un arc.

Alexander Witt, ex-directeur photo qui réalise ici son premier film, fait preuve d'un certain flair dans les séquences d'action en plus d'injecter quelques clins d'oeils ici et là, comme le salut aux zombies italiens de Lucio Fulci. Décevant cependant qu'il manque au film cette atmosphère inquiétante qu'on retrouvait dans le film original. Autre aspect amusant pour nous canadiens, Raccoon City est incarnée par la ville de Toronto telle quelle, sans aucun déguisement, ce qui fera sourire un peu.

Resident Evil: Apocalypse est donc un peu moins efficace que le film original, qui n'était pas un chef-d'œuvre non plus. Si Resident Evil représentait un mélange d'action-horreur correct, Resident Evil: Apocalypse laisse l'action l'emporter sur l'horreur et mêle un peu plus les styles et tons que l'original. Amusant, pour peu que nos attentes tiennent compte des limites du genre.

par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise

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