Affreux Noël Affiche de film

Affreux Noël

Surviving Christmas

  • Date de sortie: vendredi 22 octobre 2004
  • Genre: Comédie

  • Réalisateur: Mike Mitchell
  • Producteur: Betty Thomas, Jenno Topping
  • Site officiel: www.survivingchristmas-themovie.com
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Critique

Quand un studio lance un film de Noël à l’halloween, c’est mauvais signe. Quand ce film n’est pas présenté aux critiques nord-américaines, c’est un pire signe. Quand même la vedette principale dudit film le trouve minable, que peut-on ajouter?

Le concept complètement farfelu derrière cette prétendue comédie est que Drew Latham, jeune millionnaire sans famille à lui, décide de capturer l’esprit de ses Noël de jeunesse en retenant les services d’une vraie famille, qui l’accueillera pendant les Fêtes moyennant la somme de 250 000$. La famille en question, les Valco, ne va pas très bien de toute façon alors pourquoi ne pas partager la misère et faire un peu de fric en même temps? Les choses se compliquent avec l’arrivée de l’aînée de la famille, Alicia, qui n’accepte pas du tout l’intrusion de Drew dans ses festivités familiales.

Ce n’est pas tant que le plus récent film mettant en vedette Ben Affleck est un désastre de l’ordre de Pearl Harbor. C’est seulement que, comme Gigli et Paycheck, c’est encore un film avec du potentiel qui s’avère majoritairement mauvais. Soit Ben Affleck a la pire chance qu’a pu connaître un acteur « oscarisé » ces dernières années, soit il ne sait pas choisir ses projets (ou ses partenaires de travail), ou possiblement un peu des deux.

Quoi qu’il en soit, Affreux Noël/Surviving Christmas est une grosse farce pas drôle, mal écrite et généralement mal jouée. Le film avait le potentiel d’être une petite farce méchante du genre Bad Santa mais le scénario n’a pas de couilles et tout le monde doit rester gentil.

Les personnages s’élèvent rarement au-dessus de la caricature grossièrement dessinée et le jeu des Affleck, Gandolfini, Applegate et O’Hara suit la tendance. De fait, l’ensemble du film est traité avec une indifférence navrante. Indifférence dans l’interprétation lâche et sans aucune subtilité. Indifférence dans la réalisation facile et sans rythme. Et indifférence du studio, qui « dompte » le film au beau milieu du mois d’octobre. Remarquez, c’est tout de même une belle délicatesse de Dreamworks de ne pas vouloir nous gâcher nos fêtes à nous.

par Nicolas Lacroix
vu en version originale anglaise

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